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-----------------------La muse
Poète, prends ton luth et me donne un baiser.
La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,
Le printemps naît ce soir, les vents vont s'embraser,
Douze coups de minuit, et ce, jusqu'à l'aurore...
-----------------------Le poète
Le problème, tu vois, qui pourrait se poser...
-----------------------La muse
Poète, prends mon... Zut, et nous donne à baiser.
-----------------------Le poète
Pourquoi mon coeur bat-il si vite ?
Qu'ai-je donc en moi qui s'agite ?
Quelle politique adopter ?
Quel film de l'actualité ?
-----------------------La muse
De quoi donc parles-tu ? Quel rebattu cinoche ?
Ouverture à la Chambre ou à droite ou à gauche ?
-----------------------Le poète
Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ?
Rose au point c'est parti au Jospin
Ou point noir sur les i Nicolas, Villepin,
SOS aux S,S, Sarkosy, Ségolène !
OSS 117
Bond 007 ?
-----------------------La muse
Poète, reprends-toi...
-----------------------Le poète
Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
L'échange, contre de l'énergie, de :
9 mg d'eau, 0,7 d'albumine,
0,18 mg de substances organiques,
0,71 de substances grasses,
0,45 mg de sels minéraux,
250 bactéries ou virus de toxoplasmose,
mononucléose infectieuse,
rage, hépatite, herpès labila,
candidose buccale, passons.
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-----------------------La muse
Pour le corps médical et notre corps normal,
-----------------------Le poète
Et vie d'amant bien sûr.
Un baiser, à tout prendre : Caisse
Primaire d'assurance maladie.
Toujours politique de santé :
Moins de 200 actes ?
317 blocs chirurgicaux menacés.
-----------------------La muse
Ça te la coupe ?
Depuis 87, plus de lits vides :
Des livides !
-----------------------Le poète
Villepin : remplaçabilité,
Laurence Parisot : séparabilité.
Tables d'opération, comptables d'opération,
Tout bien compté...
-----------------------La muse
Laurence Parisot ?
-----------------------Le poète
Big boss des patrons.
-----------------------La muse
Féminise, Big bosseuse.
-----------------------Le poète
Big bosseuse de big bosse
d'accouchabilité d'un nouveau terme.
À terme, puisque pas encore mort-né.
-----------------------La muse
Tu me fatigues.
-----------------------Le poète
Mea-culpabilité. Chichabilité
d'une bonne reposabilité ?
Reprisabilité de luthilité
donnabilité de baise habilitée ?
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Idylle de Cour
La cour et le jardin
S'aimaient d'amour tendre.
Ah ! le joli roman
Qui naissait doucement
Entre cour et jardin !
Le jardin chaque jour
Faisait sa cour.
La courette grisée
Se laissait jardiner
Monter sur les plates-bandes.
Tant et si bien
Qu'un beau matin
La cour était devenue
Une enceinte.
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Quand je pense
Quand je pense à tes yeux
Je viens fou, ma parole !
Comm' Thérès' de Lisieux
Encore un peu j'm'envole !
Quand je pense à tes joues
J' suis comme un p'tit enfant :
J'ai envie d'fair' joujou
J'veux pas qu'on m'le défend.
Quand je pense à ta nuque
Je me dis : Grâce à Dieu
Que je suis pas eunuque
Que ce s'rait malheureux.
Quand je pense à tes lèvres
J'ai la température
Et des boutons de fièvre
Partout sur la figure.
Quand je pense à ton corps
Mes nerfs y font des nœuds
Que j'ai des haut-le-corps
Et un rir' caverneux.
Quand je pense à tes mains
Mieux que c'est censuré
Que j'ai plus rien d'humain
Plus rien à déclarer.
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Quand je pense à tes hanches
Je sens mon front tout moite.
J'ai les genoux qui flanchent
Comm' si c'était d'la ouate.
Quand je pense à tes seins
Purée, je frôl' le drame
Y faut voir les dessins
Qu'y fait mon cardiogramme !
Quand je pense à ta robe
Mon coeur il se soulève
Mes jambes se dérobent
Je suis tout nu en rêve.
Quand je pense à tout toi,
Mon loup... Tu sais bien que,
Le loup qui sort du bois,
Qu'on en voit, que et que...
Quand je pense, quand je pense
Mieux qu'j'pense à aut' chose
Que c'est vrai ça compense
La pudeur que j'm'impose.
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Haïkou attiré
Elle m'a montré
son Tukosaki, moi mon
Taka sotétsu.
Haïkou de fatigue
Le soleil se lève
À l'Est, les ombres s'allongent
Et font l'Asie-Est.
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