Roland Bacri point comme... Le blog du petit poète

N° 22 - 8 avril 2006------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Directeur : R. Laven

DÉCHIFFREZ DES LETTRES !

Comme je peux me compter
parmi les hommes de lettres,
ce numéro 22 ?
22, v'là les poulets
Sarko,
22, v'là la poulette
Ségolène !

CRS SS :
C'est air S Sarko ?
Est-ce S Ségolène ?
C'est RS  est-ce, est-ce
Royale Ségolène ?

Kif-kif acquiècent
des PS.

Pas du kif, coco,
Ceux du : À qui est-ce
PS
Parti Sarko.

PS
Pour Ségolène
Pas Sûr.
Psy Show
pour DSK
Ségolène déesse qu'à
pas plus de chance
qu'Anne Sinclair,
très clair.

Rire démoniaque
de ceux qu'ont la niaque :
---Méphisto fait l'S ?
---Et combien Hadès
---Méphistophélès ?

Et fâche FH François Hollande
pas époux vanté :
Féministe, fait ministre,
manque pas d'r.

Ah ! les femmes !
Allez, femmes !
Pour ou contre
Ou tout contre :
Tout étudié pour.

----------***

Et pourquoi pas, tenez,
un Abécédaire du temps ?

26 lettres,
je suis né en 26,
et l'actualité
ABC du métier
métier précaire ou quoi ?

ANPE
Agence Nationale Pour l'Emploi
ou Au Nom du Peuple Etc ?

Abécédaire en toutes lettres :
A, première lettre d'amour.
Et d'Alger, pô pô pô
mais non, pas le propos.

A,
Ah ! la la,
la saison des za
saison des amours
et des z'aléas,
des z'allez ah ah
vers quel AAA ?
Appel à l'aide ?
Appel aux armes ?

Abécédaire, ABC d'R
Royale Ségolène
ou Républicaine...

---------------***

------Je vous entends d'ici :
------S Sarko, S Ségolène...
------allez, l'S tombé.

------Mieux du rimbaldien
------moitié bacridien !

Plus Rimbaud que moi tu meurs !

-------De mon premier recueil "Refus d'obtempérer"
-------Pauvert, 1959, le temps comme il passe, purée !


---------------VOYELLES

A noir ? E blanc ? I rouge ? U vert ? O bleu ?  Voyelles,
Rimbaud a très mal dit vos naissances latentes :
Il avait la vue basse et l'humeur hésitantes
Non, il n'a pas chanté vos teintes naturelles !

A (bis) qui fait le moine ;  A bai des pénitentes,
A lilas d'hallali des forêts d'aquarelles,
Blanc d'E battus en neige à même les gamelles,
I vert sans hirondelle aux ailes froufroutantes.

Jais d'O de la Mer Noire à la lame livide ;
Five O glauque au salon de l'Anglaise à l'¦il vide ;
U cocotte au poil roux qui galope vers Dieu...

O Alchimie du Vert ! Blanc vierge de l'ange
O qui s'est fait violet !... Dans la vie tous orange ?
Et Saint-Jacques de Ton pastel est radieux.



-------Aujourd'hui, que pour vous. Vous vous rappelez
-------qu'il écrivait : "Je croyais voir une mosquée
-------à la place..."  dans "Lettre du voyant" ?


----------------VOYELLES

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Rimbaud il a mal vu vos naissances latentes ?
A blanc Soleil qui chauffe en mouches éclatantes
Qui bombinent autour des siestes pas cruelles.

Golfes d'ombre ; Ocre E des chaises-longues détentes,
Lances des fiers palmiers, sables, frissons d'ombrelles ;
I vert doux, pull ouvert à toutes gorges belles
Dans un corsage empli d'ivresses pénitentes.

U rit noir, il le faut tant les soifs sont virides
D'anisette, obligé ! Rhlass  pour la paix des rides
Que le Coran imprime aux fronts des studieux.

O vert des créations, art aux strideurs étranges,
Ventres dansants, nombrils des Fatmas et des Anges :
- Bon O baise F, rayon violé de Leurs Yeux !


-------VOYEZ LES CONSONNES

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Mais ho ! c'est pas kifkif les naissances latentes
Des consonnes, vos soeurs ? T vert bu sous les tentes,
Tisanes du gris P aux tremblances cruelles ;

B noir et sels de bains aux vapeurs dilettantes,
Vert G près du hammam plein de moites gazelles ;
V roux... ah ! enfin seuls !  rires des lèvres belles ;
Q blanc des yeux baissés aux larmes pénitentes !

K bleu télégraphique, époux en mers virides :
Je t'aime stop toi que fais-tu baisers... O rides
Que l'inquiétude imprime aux grands fronts studieux !

Et l'F en rose de l'anisette aux étranges
Silences des couscous des Mondes et des Anges :
- Le P roux, ma parole, il est là, dans Tes Yeux

-----------LE BATEAU BOURRATCHO

Comme je descendais les oueds impossibles
Je ne me sentis plus quitté par les chaleurs.
Le soleil des Pieds-Noirs, qui, il prenait pour cibles ?
Visages-pâles ! En Peaux-Rouges, ils changeaient de couleurs.

Dans les clapotements furieux des marées
Les Français, de leur Manche, ils sortent quel atout ?
Nous, grâce à Dieu, leurs péninsules démarrées,
On connaissait ?  Leur Ouessant c'est Tombouctou ?

Purée, on se baignait, nous, dans le vrai Poème
De la Mer, infusé d'astres et lactescent.
La Méditerranée, on plongeait sans problème,
A part ma mère, très normal, son mauvais sang.

Ici, leur soleil bas taché d'horreurs mystiques !
Et leurs nuages noirs sans criquets garantis
De canicule !  Ils ont des putains de moustiques,
Très goulafes, très gros, mieux je vous avertis !


------------------...etc. etc. faut que j'le finisse, allez tchao,
------------et que le bon Dieu vous l'allonge terrible, à touss.

Webdomadaire satirique paressant le samedi
Rédaction : Roland Bacri
Réalisation technique : Rémy Laven
Envoyer un message