Roland Bacri point comme... Le blog du petit poète
N° 15 - 18 février 2006 ______________________________________________________________________________________ Directeur : R. Laven

SAINT-VALENTIN, BON !
VALANT TINTIN ? NON !

Célibataire noster


Saint-Valentin qui êtes aux yeux
de tous Patron des amoureux,
Que votre votre règne arrive
sur la terre comme au septième ciel
à nous faire embrasser
votre religion :
de nous aimer les uns les autres
sans nous faire posséder.
Donnez-nous aujourd'hui
nos miches de chaque jour.
Laissez-nous pénétrer par la porte étroite.
Pardonnez-nous nos offenses
comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont enfoncés.
Ne nous laissez pas succomber
à l'attente, Ah ! si on
des Saintes Nitouche,
Saint-Glinglin des promesses,
Délivrez-nous du mal
Ô saint !
Que votre Valentin soit fête !
Ainsi soit-il, ainsi soient-elles,
Amen, Germaine, Carmen...
Je rencontre un beau garde,
Garde-chiourme il en faut.

Il criait « A la garde ! »
A la garde des sceaux

Scellés au garde-côtes
Rapport au Clémenceau,

Paquebot d'avant-garde
Aujourd'hui que pas beau.

Le médecin de garde
Trop patient à l'hosto
Hurle en salle de garde
Salle de Gard' des sceaux.

Si ce n'est pas le diable,
C'est qu'on l'aura dans l'cul.
Saint-Valentin nous reste
Ni con, ni vaincu, convaincu !
Baisés grave, tous en famille,
Jusqu'à la garde
Au fond du trou
Et poupe et proue

Relève de la garde,
garde-côte dont
Garde des sceaux Clément
Ou garde Clémenceau
Qu'a trophée de ronds
À racler des fonds ?
LA RONDE
AUTOUR DU MONDE
Si toutes les filles du monde
voulaient s'donner la main,
tout autour de la mer
elles pourraient faire une ronde.

Si tous les gars du monde
voulaient bien êtr' marins,
ils f'raient avec leurs barques
un joli pont sur l'onde.

Et pendant qu'ils prendraient
leur quart à La Barbade,
Je leur embarquerais
Leurs douc's moitiés en rade.

Je fil'rais, par Neptune
des tas de noeuds, demain,
elles tiendraient ma barre,
fermement à deux mains.
III

Trois orfèvres à la Sainte-Loi
Avaient dans leurs ch'mis's de foutues affaires
Pièg's à cons, faux-derches, casse-noix,
Affaires pendantes, foutre, y a de quoi !
Ils ont baisé toute la famille
Mère patrie,
Père à tous les coups,
Allons z'enfants !

Relevez, ô jug's, vos rob's, allez donc,
Qu'on puiss' témoigner à charge, à décharge,
Relevez, ô jug's, pour notre instruction,
Assis ou debout, qu'on vous juge au fond.

Marianne qui avait tout vu
Leur dit : « Foutez-moi ces budjets aux fesses »,
Marianne qui en a tant vu
Leur dit : « Vos buts-jets, d'avanc' sont foutus »
Des lits d'initiés, tout' la famille
A CAC 40
C'est A Chier
Et CAC Boum Hue

Relevés comptables, qu'on table, dis donc,
Qu'on puiss' témoigner à charge, à décharge,
Relevez, ô jug's, pour notre instruction,
Assis ou debout, qu'on vous juge au fond.

Les orfèvres, non contents de ça,
Se rendir'nt malad's à voir leurs hospices,
Prisons bourrées et trous à rats
De zones à quitter le navire,
Plus qu'à baiser toute la famille,
De comptables,
de la Loi,
du trésor,
comptables d'opérations,
comptable d'Etat,
d'Etat qu'aux matheux...

Relevez, toubibs, tous vos tarifs qu'on
Vous force à ouvrir pour boucher, ma chère,
Nos trous de servic' public... Abrégeons,
Servic' public, serr'-vis pub et allez donc !

Des Orfèvres, du même bateau,
Plus de ronds à fair' dans l'eau, becaus' l'amiante,
Ces Orfèvres se jetèr'nt à l'eau
Pour de longs week-Inde, revenus tantôt.

CHANSONS DE SALLES DE GARDE
I
Ah ! que nos pères étaient heureux (bis)
Quand ils chantaient à table
Leurs sall's de gard' n'avaient, morbleu
Pas c't'air d'aujourd'hui imbuvable (pisse)

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous, comme des trous, morbleu !
Pas comme de chez nous, mort bleue,
Soit dit bien entre nous !

Leurs trous n'étaient pas de ces culs (bis)
De bass'-fosse, hauts-navires
Culs-d'sac d'hostos triste vécu (show d'bis)
Sall's de gard' des seaux à pas rire

Le bonheur est dans le pré,
Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré.
Ah ! la vache, il a filé.

Bonheur vache dans les près,
Il invite, vous évite.
Ce bonheur, avant, après :
Bien voir si sa vache y est.
Paul (de compétitivité) Fort
et le petit poète.
Rédaction
Roland Bacri
Réalisation technique
Rémy Laven

Contacts :

Envoyer un message
II
La digue du cul...
La digue du cul
Dans les prisons de Nantes ?
Que cellul's exigües
A la digue-digue
Pour flux de reclus !

Lève la jambe, faut que ça rentre,
A quatre ou six, lève la cuisse,
Y faut qu'on puisse,
Rentre-dedans han ! han ! rentre ton ventre,
Trois, quatre et même cinq ou six,
Oh hisse !